
CHÈRE CHARGE MENTALE, TOI ET MOI EN 2026
Chère charge mentale,
Toi et moi on s’est rencontrés il y a longtemps. Comme si j’étais destinée à croiser ta route. Et comme si tu savais que, comme je suis une femme, tu allais t’accrocher à moi. Au début je ne mettais pas un nom sur ta présence. Je n’arrivais pas à savoir qui tu étais exactement. Et peu un peu, ça s’est amplifié, c’est comme si tu prenais toute la place. Tu prenais de la place de mon cerveau, toute la place dans mes pensées, comme s’il fallait mettre un brouillard.
Un brouillard, me diras-tu ? Mais pourquoi ?
Peut-être pour diminuer ma puissance. Parce qu’une femme qui est sous emprise de la charge mentale, c’est avant tout une femme qui n’a pas sa puissance totale. Comme si la vie nous avait mis en place des systèmes de rangement, d’organisation, de structuration, de gestion d’enfants, de courses à faire, de to do lists, de lessives qui ne s’arrêtent jamais…
Pour pas nous laisser vive pleinement notre vie de femme. Et c’est quoi, vivre pleinement sa vie de femme ?
C’est peut-être là que toi et moi, on s’est bien entendues. Parce que le fait de ne pas savoir qui j’étais vraiment, de ne pas savoir où j’avais envie d’aller, cela créait un vide, une tension. Alors, il était plus facile de charger, de remplir, de surcharger mon agenda. Comme pour ne pas prendre ma responsabilité, le 100% de la responsabilité de ma vie.
J’ai navigué pas mal d’années avec toi, jusqu’au jour où j’ai commencé à poser un nom. C’est peu à peu apparu, la charge mentale des femmes. La charge tout court, en fait. Et peu à peu, j’ai commencez à réorganiser, à déléguer, à enlever des bouts, à me dire « est-ce vraiment si grave si je le fais pas ? »
Est-ce qu’aujourd’hui toi et moi on se voit plus, chère charge mentale?
On ne se voit presque plus ! Tu reviens de temps en temps à la charge, je t’accueille, je te regarde, je te dis : « salut, je te vois !». Tu remplis mon cerveau, tu remplis mes pensées, mes idées. Mais j’ai trouvé des pistes, des pistes pour mieux cohabiter. Et mieux accepter ta présence. Une des premières c’est déjà la gestion de mes émotions. Comment est-ce que je gère le stress ? Comment je vais chercher du calme ? Comment je veux plus de paix dans ma vie ? Parce que la charge mentale, c’est un peu l’inverse de la paix. C’est avoir tout le temps quelque chose dans son cerveau. C’est avoir tout le temps du brouillard, des pensées. Alors vu que tout ce sur quoi je mets mon attention prend l’expansion aujourd’hui je choisis d’aller vers plus de paix. De méditer, d’aller vers plus de calme.
Est-ce que c’est complètement réglé ?
Absolument pas. Est-ce que cela le sera un jour ? Certainement pas non plus. Est-ce que j’avance pas à pas et je m’améliore ? Evidemment !
Alors, chère charge mentale, quelque part, je te remercie d’être passée dans ma vie, au moment où mes enfants étaient le plus petits, au moment où il y avait le plus de stress, au moment où il y avait plus de choses à faire. Parce que tu m’as amené dans mes retranchements et j’ai dû trouver des solutions pour me réadapter. J’ai dû me réaligner, apprendre à me calmer, à faire moins, à faire mieux. À diminuer les activités, à passer du temps à ne rien faire.
Quel engagement puis-je prendre aujourd’hui ?
Et peut-être comme engagement, aujourd’hui, à la fin de cet article, je m’engage à te voir la prochaine fois que tu arrives dans ma vie. A t’accueillir comme une vieille amie, à te dire : « je te vois ». Et surtout, à calmer mes émotions, à respirer, à danser, à m’ancrer. Pour que arrives à te calmer, à t’apaiser, toi, cette partie de moi qui part en stress et en panique quand tout n’est pas géré, quand tout n’est pas contrôlé. Alors je te dis à bientôt, chère charge mentale, à bientôt ; et en même temps, je sais que ce n’est plus pareil quand on se rencontre. C’est plus doux, c’et plus tendre, c’est moins long.
A toi, chère lectrice, si tu sens que tu perds facilement l’équilibre entre ta vie pro et perso et que cela t’apporte de la charge mentale, peut-être que cet article t’intéressera
